CONVENTION PROG-RESISTE 2003
Les impressions du Docteur PROG
LES BEAUX CONTES FONT LES BONS RENDUS
(or ze Prog-Resiste Convention from this side of the looking glass...)
Avant tout chose, précisons que ceci n’est pas un compte-rendu de la convention Prog-Resiste des 4 & 5 octobre derniers. Je laisse à d’autres amateurs neutres le soin de commenter en détail cet événement, du point de vue des groupes et autres manifestations connexes. Ici, il s’agira plutôt de quelques souvenirs de voyage, très personnels, ce qui est tout à fait normal puisque c’est moi qui les écris. A prendre ou à laisser, donc, mais si vous prenez... Bonne lecture !!!
Ça commence mal... Il pleut des cordes comme vache qui pisse, George 33 et sa blonde sont dans le déluge sur l’autoroute et ne viendront pas pour ce premier soir et en plus, l’équipe de télé-reportage, censée venir m’interviewer avant l’événement est en retard et se demande si elle pourra venir ce soir et pour couronner le tout, j’ai perdu ma carte de banque... On a en outre prévu de faire la route chacun de son côté pour garder une certaine liberté sur place (ce qui s’avérera un peu inutile, d’ailleurs). Quoi qu’il en soit, Piero en éclaireur, suivi de près par Jean-Marc, par le doc (moi, donc) et bien plus loin, Denis au volant de la voiture de Sylvie-Anne, en attendant sa nouvelle auto, (la première depuis qu’il est né il y a près de 40 ans!) et pour son premier voyage de nouveau conducteur, l’événement va être dignement arrosé par des trombes d’eau... Une heure et quelques hectolitres de flotte plus tard, quelques coup de GSM pour préciser les positions et je débarque devant la caravane du camping de Sart-lez-Spa, ou comme son nom ne l’indique pas, tout le monde parle en flamand, sauf nous. Deux caravanes pour Prog-Resiste (12 places au total) et à cause du temps (on n’allait pas rester sous la pluie, quand même), nous n’apprendrons que bien plus tard que plusieurs autres proggueux étaient nos voisins... A part Jean-Marc & Patricia et Piero, je découvre un inconnu, bien enrobé, barbu et jovial qui m’accueille avec un inimitable (pourtant souvent imité durant le week-end) accent québécois: “Ah! Enfin quelqu’un qui ressemble à ce que j’attend d’un véritable prog-fan”; je suppose que c’est ma dégaine de plouc barbu, cheveux au vent, pantalon rayé tire-bouchonné vers le bas par mon mon bide (j’ai arrêté de fumer depuis 2 mois) qui lui arrache ce cri de plaisir! Claude Grégoire, le canadien de l’événement, venu exprès pour l’occasion!
Cette fois, la soirée se lance, dans la caravane... J’ai amené un bac de “Jup”, un bac de “blanche”, Piero et jean-Marc quelques bières plus “sérieuses” et la fête commence! Piero et moi-même, grands bavards et animateurs de service sommes coupés plus souvent qu’à notre tour par le “verbomoteur” Claude qui nous arrache moult rires, et ce n’est qu’un début...
Mais où sont Denis & Sylvie-Anne? Un coup de fil, pas de panique, ils sont aux abords du camping... Une bière plus tard: Mais où sont Denis & Sylvie-Anne? Un coup de fil, ils se sont perdus, mais gardent espoir... Encore une bière plus tard: Mais où sont Denis & Sylvie-Anne? Un coup de fil, ils se rapprochent ! Après avoir tourné en rond pendant une heure EN DEHORS du camping, ils vont réussir l’exploit de tourner en rond une demi-heure DANS la camping. Tant pis, j’empoigne le GSM et commence à les guider téléphoniquement: tout le monde sort, se disperse dans le camping tachant de retrouver LA voiture qui y tourne désespérément depuis tant de temps. Je le vois! Je leur dit de ne pas bouger, trop tard, Denis sait conduire, dorénavant, mais pour ce qui est de s’arrêter... Sylvie-Anne, au téléphone, complètement stressée est prise de fou rire successifs, ce qui n’arrange pas le co-pilotage; je cours derrière la voiture tentant de les stopper dans le ronde infernale... Finalement, il faut s’approcher à 5 mètres d’eux avant qu’ils nous reconnaissent et que nous puissions les guider vers la caravane, où Denis fit par caler, épuisé...
“A boire”, crie le chef! On boit, on rit, on fait les présentation. Denis, Claude, Sylvie-Anne... Je ne sais pourquoi (sans doute parce que je l’aime bien et que je sais que cela lui fait plaisir), mais je précise que ce n’est pas Syviane, mais bien Sylvie-Anne, en insistant sur la sépration. Claude regarde la belle de Denis et rétorque: Sylvie... (blanc)... Anne, bonjour, moi, c’est Clau... (blanc)... de. Eclat de rire et la pauvre Sylvie....(blanc)... Anne, se souviendra tout le week-end que son prénom est composé... On se décide de partir en groupe pour Verviers. Nous sommes 7, la voiture de Jean-Marc a 6 place et on me plie dans le coffre où j’ai pu admirer l’efficacité du dégivrage arrière d’une Ford Galaxy, le nez collé sur le pare-brise... Restaurant Grec, Resina et Mezze, ambiance des grands soirs, patrons sympas qui acceptent les client à 22h30 et qui tolèrent le bruit d’une kermesse bavaroise dans leur établissement. Un SMS ma parvient: ça y est, l’équipe de Cameraman débarque, “ou êtes-vous?”, “Resto Grec, Place des martyrs”. Un quart d’heure plus tard, sans crier gare l’équipe télé débarque dans le resto et commence le reportage de cet inoubliable événement... On paie, on sort et comme on est à deux pas du Spirit, on va se rincer les oreilles avec les derniers morceaux du groupe de reprise des “Red Hot Chili Peppers”. On rencontre les habitués de l’endroit, dont DD, on s’en jette un derrière la cravate et on s’arrache, car demain il faut être au Spirit à 10 heures pour l’accueil des premiers groupes.... Ce qui ne nous empêche pas de rigoler (et de boire) encore un coup dans la caravane, où Piero et moi assistons avec extase à la mise à l’aise de Claude, dans sa grande djellaba verte et jaune à fleurs et feuilles. L’ambiance est aux 70's et on se remémore les vieux canadiens (Pollen, Harmonium et autres Morse Code, avant de se souhaiter un bon dodo...)
Nuit profonde, mais réveil pénible... Piero scie du bois à mes côtés. Pour me venger, je vais aux toilettes, tenter de couvrir son bruit par les miens... Rien n’y fait, je décide de terminer ma nuit (ma matinée, en fait), dans le salon. Si la mince cloison suffit à couvrir les ronflements de Piero, ceux de Claude (pourtant dans l’autre chambre de l’autre côté) font vibrer les murs. Le bruit de scie à chaîne me fait craindre un instant qu’il ne se mette à crier “Timber!” et qu’un érable centenaire s’écrase sur la “roulotte”...
Douche, gaufre, café, pipi, bonjour, rires, sourires et puis, direction le Spirit of 66, ou Francis nous attend de pied ferme: E’kwé??? Vous n’êtes que 4? On a du boulot les gars! Et Mme Geron qui n’est pas arrivée, sans compter Gaston qui a toujours du retard à l’allumage... Instruction sur les entrées, les guest, les groupes, les cachets, les contrats... Merde! On n’a pas pris les cachets! On secoue un peu le stock des tiroirs: on déniche un cachet de petit lapin, cela fera l’affaire pour aujourd’hui! Re-Merde: la clé de la grille entre les “loges” et la cave à boisson! “J’sais plus ou elle est” déclare Francis, “Evidemment, c’est toujours pareil avec toi” rétorque Madame... Qu’à cela ne tienne, il y a un espace entre le plafond et la grille: je plonge dans la cave depuis la trappe du comptoir, me faufile dans les méandres des caves du Spirit et transborde force bacs à bières, eaux et autres sodas à Mme Geron de l’autre côté de la grille... Piero comptabilise ses repas, ses tickets “frites”; du grand art: de petits menus plastifiés avec le nom du groupe, le nombre de repas, etc... Jean-Marc, l’admin-man, s’occupe des contrats, des passeports à photocopier et autres paperasseries. Les premier arrivent: Magenta, ils ne connaissent pas encore, l’endroit. On les coince dans un coin et on les cachète à tout va, on leur donne leur ticket repas et on leur montre les loges, où tout est prévu, par les bons soins de Mme Geron (assisté de votre serviteur pour l’occasion): un étage de bière par groupe, une grande bouteille de Coca, un grande bouteille d’eau par musicien, les serviettes pour la douche, sans oublier les chips, les cacahuètes et la sacro-sainte tarte au riz. Tout le monde est ravi et les groupes défileront au Sound-check comme sur du papier à musique. Seul moment de stress: Francis est persuadé qu’il a un quart d’heure de retard et commence à devenir très désagréable. Piero et moi nous faisons un clin d’oeil: incroyable Francis, il s’énerve pour un quart d’heure, alors que moult festivals ont des heures de retard... D’autant que le ‘Cis s’est planté: en fait il avait un quart d’heure d’avance!!! Cool Raoul, Relax Max, donc... Mais c’est mal connaître Francis qui va mettre un point d’honneur... à garder son quart d’heure d’avance jusqu’à la fin du dernier sound-check!!!! George 33 débarque, bien à l’heure: en deux voyages tout son stock est à l’étage et il s’étale... Phil Music Room arrivera 5 minutes avant l’ouverture des portes, les temps de monter ses caisses de CD et on ouvre...
A partir de maintenant, on peut commencer à boire et à se détendre... Piero, aidé de Michèle et Patricia, doit encore faire quelques aller-retour au quatrième étage avec les célèbres plats chinois du Mac Lam, histoire de sustenter tout ce beau monde. Denis & Denis engrangent les DVD avant et entre les concerts, Fred, Alain, Dominique sont à l’accueil, aidé de “N’a-qu’un-oeil-mais-frappe-fort quand-il-faut” pour contrôler les entrées, sous l’oeil blasé de Mme Geron. Jean-Luc & Jean-Luc sont les roadies, Jean-Marc fait signer ses contrats, tandis que je cours dans tous les sens pour faire les interviews des groupes (avant le concert ou les impressions dans les loges), de guider l’équipe de tournage ou même de la canaliser un peu quand l’envie leur prend de filmer le blanc des yeux des musiciens...
Quant aux groupes, je laisserai aux autres le soin d’en faire un compte-rendu détaillé, mais sachez que Plackband fut égal à lui-même, dans son registre 70's mélodique et idéal pour les première notes de ce festival... Galahad fut le premier groupe à véritablement “chauffer” le public: loin des rivages “Genesis/Marillion” de ses débuts, à certains moments, avec leurs bidouillages électroniques et rythmique techno lancinante (et excellente!), mais surtout, fort d’une expérience de 15 ans de concerts en commun, le groupe est rodé, soudé et flanque une véritable petite claque musicale que le public a fortement et bruyamment apprécié! Après pour High Wheel, ce fut tout simplement la confirmation que ce groupe est un des meilleurs du moment: du prog comme on l’aime, avec des breaks dans tous les sens, des envolées lyriques et une présence scénique à couper le souffle. Leur set-list, condensée (1h15 par groupe) est ce qu’il y a de meilleur en prog actuel et le public ne s’y trompe pas: un véritable petit triomphe. Après pour Magenta, cela fut du pain béni, avec la mignonne et expressive Tina et le virtuose Rob Reed, le public, pourtant déjà fatigué se laisse emporter par les mélodies de ce prog classisant...
Ayant un peu abusé de la blanche, entraîné par une excès de relâchement, après toutes les tensions de l’organisation et de l’événement, le travail assez speedé, mes souvenirs s’embrouillent sur la fin, mais la soirée “roulotte”, avec Michèle, George et Chantal, cette fois fut épique: une guitare à l’appui et nous chantions à tue-tête les hymnes québécois du progressif comme “L’indien” de “Pollen”: “A cheval sur la rue Ontario, il faut chaud, pis il fait tellement beau...” etc... Je crois que notre ami Claude en a eu la larme à l’oeil, quand d’un air ébahi il soupire “Quand j’racont’rai ça à mes chums, au Québec, que j’ai chanté du “Pollen” dans une roulotte sous la pluie, en Belgique, accompagné par un Belge, un Français et un Luxembourgeois, personne ne me croira...”. Allez, un dernier verre: de la Chimay Bleue! Celle qui tue et qui endort si bien. Ceux qui ne connaissent pas, goûtent... “Beuaark!!! Mais c’est dégueulasse!!” s’exclame ma femme; Tout le monde rigole, tout le monde connaît Michèle et ses râleries, on la taquine et elle continue à râler, et Claude qui s’exclame “Wouaouwww! Quel caractère!”, en admiration, ce qui fait le plus grand plaisir à Michèle, soit-dit en passant... Claude nous relate ses impressions de voyage, soigneusement consignées dans son carnet de bord... Quand il lit, on à l’impression d’écouter le sermon du père Petit-Ruisseau à Trois-Rivières... Inoubliable...Michèle, George & Chantal au dodo, les trois rescapés (Claude, Piero et moi-même) du francofonissime progressif se payent encore quelques fous rires et rejoignent les bras de Morphée...
Cette fois, la fatigue et la bière aidant, c’est le sommeil profond que même le bûcheron québecois n’arrivera pas à perturber... Piero, matinal, a ramené les croissants: on se régale, Michèle continue à râler et Claude à l’admirer. Du retard à l’allumage et c’est donc à 10h30 qu’on arrive au Spirit où nous nous faisons (gentiment) houspiller par le ‘cis “Et si j’étais pas là qui aurait ouvert au groupe?”... Mais, cette fois, tout va bien: nous ne sommes plus 4, mais une bonne demi-douzaine et bientôt au grand complet (12 apôtres) et tout roule comme sur des roulettes: on a pensé aux cachets, les stands sont déjà en place, on a retrouvé la clef de la grille et le plus gros du travail est derrière nous... Piero a ses menus, les frigos et loges sont ok, la plupart des groupes connaissent l’endroit. L’équipe d’accueil est rodée et les roadies aussi. Reste l’équipe de caméraman à guider dans ses interviews, ses contacts avec les personnalités présentes, tâche qui m’incombe et que je tâche de mener à bien avec cette fois un rythme d’une bière, un perrier, une bière, un perrier, car la fatigue aidant, je n’ai pas envie de m’effondrer avant la fin...
Lord of Mushroom, un peu à l’instar de Plackband, ne bouleversera pas le public, mais offrira un bon petit zakouski pour démarre cette second journée, qui, de nouveau un peu comme la veille, va s’offrir une première baffe avec Sphere³, les anglais qui passent du rock au prog au jazz et à l’atmosphérique avec une facilité déconcertante. Avant cela, mon ami Alain m’avait devancé, dans l’annonce au micro de l’anniversaire de Piero, l’hymne “Happy Birthday” repris par la salle entière eut le don d’embrumer quelque peu la vision de notre ami Piero qui, de son propre aveu, ne regretta pas d’être venu. Puissant et technique, Sphere³ laissera la plupart des spectateurs comme deux ronds de flans. La suite fut moins sérieuse, avec les suédois de A.C.T.; un spectacle total, visuel, technique, malicieux et enchanteur qui eut l’heur de plaire aux nombreuses femmes présentes dans la salle, mais aussi à tout le public qui ovationna littéralement le groupe... De l’avis de Claude, notre québécois national d’adoption, A.C.T. fut d’ailleurs aux côtés de Sphere³ et de High Wheel une des grosses révélations de ce festival. Mais le plus beau restait à venir...
Effectivement, un groupe comme Mangala Vallis, à la musique simple et mélodique, finalement, est un groupe fait pour la scène: une puissance et une sonorité sans pareille se dégage de cette formation... Un peu fatigué, je l’avoue, j’hésitai un peu, au troisième rang, entre foncer au premier rang comme à mon habitude de matador progressif ou me reposer un peu sur un tabouret, près du bar... Mon ami Piero, homme de grand sentiment, dut ressentir mon hésitation et d’un sourire me dit: “On y va?”. Et c’est parti pour le dernier carré de Prog-Resiste, comme aux plus beaux temps des guerres naprogléonniennes: on a tout donné pour ce week-end, maintenant on peut chanter, beugler, boire et rigoler, la fête n’en sera que plus belle: le “Kop” est au grand complet et fait un raffut du tonnerre de Dieu. Tout devait se terminer en quelques beaux rappels quand le chanteur appelle Piero sur la scène pour lui souhaiter bon anniversaire... Re-chanson, re-larme-à-l’oeil, et Piero s’éclipse en coulisse pendant que le groupe fait son rappel, que l’on croit le dernier de la liste. Mais c’est mal connaître ces diables d’italiens au grand coeur, qui proposent (en coulisse) à Piero de remonter sur scène avec eux, faire les choeurs de “In the court of the Crimson King”... Piero rétorque: “pourquoi ne pas faire monter l’équipe de prog-resiste sur scène”. Aussitôt dit, aussitôt fait! Pour la postérité, la dizaine de rédacteurs du magazine alignés en rang d’oignon sur la scène, le regard brumeux tourné vers un public en délire, entonne l’hymne progressif du roi cramoisi, quelques 34 ans après sa conception....
Inoubliable pour nous, mais aussi pour les autres, le public, qui se précipite en masse, félicitant, remerciant, applaudissant, embrassant, congratulant... Est-ce bien nous qui sommes l’origine de tout cela? Les mots se serrent dans la gorge, la larme à l’oeil... Quand Francis empoigne le micro et déclare: “Les gars, ce qui vient de se passer est magnifique... J’en ai fait des concerts, dans tous les styles, du métal, du rock, du blues, du folk, du jazz, mais ce n’est vraiment que dans le prog que j’ai rencontré une telle fraternité et chaleur humaine...”. Le public, soudain conscient que c’est c’est grâce à cet homme, surtout, que tout cela a été possible, entonne et scande son prénom “Fran-cis, Fran-cis”... en applaudissant vivement... C’en est trop pour Ze Big Boss of 66, qui a juste le temps de murmurer au micro, la voix cassée: “Bon, merci les gars et puisqu’on est dans la séquence émotion...”, et il appuie sur la touche play du lecteur CD, pour un morceau de Pierre Rapsat, son ami d’enfance et compagnon musical, récemment disparu... Il écrase en passant une grosse larme et nous n’avons envie que d’une chose: de se souvenir de ces moments et de planer encore le plus longtemps possible, tellement nous avons l’impression de marcher sur des nuages....
Le reste n’est plus que de l’anecdotique... Le retour à la caravane, les derniers verres à se remémorer tous les détails des ces derniers jours, la nuit de repos bien méritée, le réveil en douceur, l’adieu aux amis lointains (le Claude retourne avec Piero, avant de décoller un ou deux jours plus tard vers son Québec natal), l’au revoir aux amis plus proches (George & Chantal me rejoindront plus tard dans la journée) et l’à bientôt aux amis chers... Avant de décoller, on repère une caravane de traînards: des Rouennais, ils sont venus à six, 3 hommes, 3 femmes: on tombe dans les bras l’un de l’autre, on se félicité, on se congratule et ils nous offrent une petite bouteille de calvados paysan, fait maison, histoire de resserrer encore un peu plus l’amitié franco-belge du progressif...
Allez, cette fois c’est fini, il faut rentrer, le plus lentement du monde, pour essayer de ne reprendre pied dans la réalité que le plus tard possible... Ce fut tellement difficile de s’en remettre, qu’il m’a fallu plus de 15 jours avant de pouvoir faire un compte-rendu de l’événement, c’est dire...
Dr Prog.