JEAN-MI (région parisienne, membre actif de www.progressivewaves.com)

De retour dans la nuit, c'est les yeux encore embués et la tête bourdonnante que je vous livre mes premières impressions.

Samedi :

Quantum Fantay - groupe belge sympathique, dont la musique électro bien ficelée peut satisfaire l'amateur, bonne présence scénique (ormis le guitariste).

Solstice Coil - groupe israelien pas vraiment prog, influencé Muse (?), 3 guitares dont une dans les mains d'un chanteur pas toujours agréable à entendre, ensemble fouillis que j'ai abandonné avant la fin.

Overhead - groupe finlandais jeune pour lequel la valeur n'a pas attendu le nombre des années !!! la claque de la convention !!! un chanteur à la voix chaude un peu rocailleuse et d'un puissance fabuleuse, guitariste génial, groupe charismatique qui nous a régalé d'un 20th century schizoid man ENAUUUUURME !!!!!

Mangala Vallis - vieux briscars italiens, venus en pays conquis et qui n'ont pas failli à la réputation de showmen qui colle à la peau des 'progueux ritals', avec un Gigi bourreau des fûts et des caisses puissant et efficace, avec un Bernardo magistral et théâtral, que du bonheur !!!

Dimanche :

Foggy Stuff - jeune groupe belge plus pop que progressif, influence pop-rock 70's, chanteur guitariste excellent doublé d'une chanteuse (pas assez exploitée vocalement) donnant des montées vocales qui m'ont rappelées Jefferson Airplane !! moment très agréable de la convention !

Finisterre - groupe italien (side project du grand Fabio) avec un guitariste époustouflant, un show plein d'humour, une vraie comedia della arte, une reprise improvisée (?) et un peu massacrée au chant du Breath de PF, un musique riche et ambitieuse desservie par un niveau un peu trop élevé (les progrésistants deviennent-ils sourds ?).

RPWL - groupe allemand confirmé, qui malgré un show très carré n'a pas accroché certains auditeurs qui ne connaissaient pas, et là encore je pense que le niveau sonore élevé a nui à une musique normalement riche. J'ai vu plusieurs personnes s'éloigner de la scène avant la fin du show, les claviers étaient souvent en retrait et lorsqu'ils émergeaient, surtout dans le aigus, la sensation était désagréable.

Organisation : Toujours parfaite (merci Francis et son équipe), timing respecté, affiche variée et de qualité (merci PR !), présence des sympathiques membres de Seven Reizh dont le stand a été dévalisé au-delà de toute espérance, Samsâra fait un malheur ! Je suis parti vite pour rejoindre mon Trouperdu sur Opton sans même avoir fait une bise à Piero et je m'en excuse !! Merci à tous les Belges impliqués dans cette aventure et à l'année prochaine !!"

Bises ! Jean-Mi.

 

Dominique Duroulle (grand habitué des concerts prog au Spirit of 66)

Salut !

Je prends enfin le temps d'écrire quelques lignes sur la Convention. Très bonne ambiance, l'occasion de revoir des gens croisés à Orthez (pas vrai, Christophe ;-) ), le festival du Chocolat, d'agréables découvertes musicales, un stand de CDs à dévaliser (mais bon, je suis déjà un bon client de George, cela ne me change pas trop...), les discussions avec les membres des différents groupes,... Bref, que du bonheur.
Pour ce qui est du volume sonore, cela ne m'a pas gêné car j'utilise toujours des bouchons d'oreille...

Quantum Fantay. Du space-rock instrumental bien planant avec des boucles de synthés et une flûte omniprésente. Par moments, cela sonnait un peu brouillon, fouillis, si bien que j'avais un peu de mal à suivre. Bien sympathique.

Solstice Coil. Une découverte qui m'a séduit. J'ai acheté l'album et bien discuté avec les musiciens (ce qui m'a valu en prime un CD-ROM avec une video d'un de leurs morceaux). Je n'ai plus trop la musique en tête, mais c'était bien joué et je suis rentré sans problème dans leur musique.

Overhead. J'avais eu du mal à entrer dans "Metaepitome" avant de l'apprécier tant qu'il me tardait de voir ce groupe sur scène. Et je n'ai pas été déçu. Des jeunes gens plein de tonus et dont le jeu est bien en place. Même en trai de s'effondrer sur la batterie, le guitariste a continué son solo. Et le claviérist me fait énormément penser à Clive Nolan : même visage poupin et gesticulant en jouant. Enfin, leur interprétation du "21st century schizoid man" fut sublime, époustouflante, avec un chanteur totalement possédé...

Mangala Vallis. D'accord, c'est pro, propre, net, bien ficelé, mais je n'accroche pas à leur musique. Sur CD, cela passe mieux à mes oreilles. Gigi cogne un peu trop fort sur ses fûts, non ? Moment d'émotion pour leur reprise d'"Impressioni di settembre".

Foggy Stuff. Là aussi une découverte et j'ai de suite accroché à leur pop-prog qui donne une large part au violon. C'était frais, pétillant, très agréable. Pas de démonstration technique, une guitare discrète, des claviers clairement audibles et bien présent. Un régal.

Finisterre (ou La Maschera di Finisterre, puisque nous avions sur scène 3/5 de la Maschera di Cera). J'ai eu du mal à rentrer dedans. J'adore ces gars (en particulier Mau et Ago avec lesquels je discute bien à chacun de leur passage au Spirit), mais je préfère la musique de la Maschera. Ceci dit, c'était agréable, plein d'humour, décontracté (un peu trop ?) et j'ai bien aimé leur version un peu bancale de "Breathe" (à quant une tournée "La Maschera di Finisterre plays Pink Floyd" ?? :-) ). Dommage que le son était un peu brouillon par moments et qu'Agostino avait quelques soucis avec un cable...

RPWL. Je n'ai manqué aucun de leur concert au Spirit. Fan du Floyd, avec un gros faible pour la période 1967-1972, j'ai énormément apprécié quand ils ont joué "Opel" et "Biding my time", Et que dire de leur version de "World through my eyes" qui fleurait bon le "Set the controls for the heart of the sun". Prestation impeccable, chanteur toujours aussi charismatique (mais qui a un gros défaut : boire du vin rouge mélangé à du coca !!!), guitariste toujours souriant, ambiance potache sur scène, tout en étant impeccable dans la l'interprétation des morceaux.

Au final, une belle convention, avec des styles différents, mais c'est ce qui en fait la richesse : du prog symphonique, du prog épique, du pop-prog-FM, du space-rock, du prog plus moderne, quelques reprises des anciens... Un très bon week-end qui est passé un peu trop vite (comme toutes les bonnes choses).

DD

 

DID YANDID  (au nom de Alkozaur et Ppda)

Voici exactement ce que sont capables de faire quelques amis,
amateurs de rock progressif et de convivialité,
pour partager le week-end de la Convention Prog-Résiste.

Et pourtant viennent-ils du Sud de la France !!
Plus de 2000 km aller-retour !!
Chapeau, et revenez-nous vite !!!